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dimanche 24 octobre 2021

11-10-2021 Projet de décret sur le contrat de délégation : vers des fédérations délégataires autonomes mais …. prestataires du ministère des sports ?

https://patrickbayeux.com/cnosf/projet-de-decret-sur-le-contrat-de-delegation-vers-des-federations-delegataires-autonomes-mais-prestataires-du-ministere-des-sports/

Nous avons pris connaissance du projet d’application de L’article L 131-14 du code du sport qui définit les conditions de mise en oeuvre  d’un contrat de délégation entre l’Etat et les fédérations délégataires. Un contrat de délégation trés strict qui s’apparente plus à un cahier des charges de type marché public et qui ne va pas dans le sens me semble t il de l’autonomie des fédérations.

Un contrat de délégation qui mélange objectifs et moyens et qui pourrait avoir pour conséquence de créer au sein des fédérations une administration dont l’objet serait de répondre aux contraintes du ministère.

La problématique :  comment imaginer un controle  qui permette de développer de l’autonomie

Dans le rapport gouvernance page 59 nous préconisions  pour remplacer la tutelle par un contrat de délégation.

  • en amont du renouvellement de la délégation, la définition claire et collégiale des besoins de la société en prenant en compte les attentes sociales ;
  • L’explication par l’état du  niveau d’exigence structurelle par rapport aux fédérations (les principes de bonne gestion et de responsabilité sociale et environnementale )
  • sur ces bases, un contrat de délégation pourrait être passé avec la fédération qui serait contrôlée en cours de délégation sur des données clairement établies quant aux objectifs de la délégation et au fonctionnement structurel de la fédération. Il ne peut y avoir de contrôle sans avoir au préalable défini de façon partagée des critères évaluables.

Toute la problématique est donc  de fixer ces critères et d’imaginer des modalités de contrôle qui permette de développer simultanément l’autonomie. Ce qu’Edgard Morin a conceptualisé sous le terme de Dialogique. 

Le contrôle pourrait se faire sur 2 niveaux

  • les objectifs fondés sur la délégation de service public liée à l’organisation des compétitions d’une part ainsi que ceux liés au développement de la pratique d’autre part
  • la bonne gestion des fédérations » qui dispose librement des moyens pour respecter les principes qui eux relève de la loi ou du règlement.

En l’état actuel mais il ne s’agit que d’un document de travail, il semble que le contrat de délégation soit trop prescriptif , trop intrusif dans le fonctionnement des fédérations et la gestion des moyens ce qui va à l’encontre du principe d’autonomie. Ce contrat de délégation s’ajoute au contrat d’engagement républicain. Porter les valeurs de la République et assumer la responsabilité de l’organisation des compétitions sportives ne sont pas contradictoires avec la notion de performance. Les fédérations sportives délégataires ne seraient -elles pas les mieux placées pour imaginer chacune dans leur discipline les moyens à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs républicains ?

Ce n’est pas le sens de ce projet de décret qui ferait des fédérations prestataires du ministère.

A lire Fédérations sportives contrat d’engagement républicain et contrat de délégation

Ce que prévoit le document de travail

Selon l’article L L. 131-14  du code du sport dans chaque discipline sportive et pour une durée déterminée, une seule fédération agréée reçoit délégation du ministre chargé des sports.

L’octroi de la délégation est subordonné à la conclusion d’un contrat de délégation entre l’Etat, représenté par le ministre chargé des sports, et la fédération concernée, dont la durée est fixée par décret en Conseil d’Etat.

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Les conditions pour bénéficier d’une délégation

Peu d’évolution par rapport aux dispositions encore en vigueur, la fédération délégataire devra de doter

1° D’un calendrier officiel des compétitions qu’elle organise ou autorise, ménageant aux sportifs le temps de récupération nécessaire à la protection de leur santé publié avant le début des compétitions de la saison sportive ;

2° De règles techniques et de sécurité relatives à la discipline sportive dont elle demande la délégation et des règlements ;

3° D’un règlement et des procédures nécessaires pour la surveillance médicale particulière de ses licenciés inscrits sur la liste des sportifs de haut niveau mentionnée ainsi que de ses licenciés relevant du projet de performance fédéral ;

4° d’une stratégie nationale visant à promouvoir les principes du contrat d’engagement républicain ;

5° d’un projet de performance

6° d’une charte d’éthique et de déontologie

Le contrat de délégation

Selon le projet de texte  il s’agit encore d’une version de travail le contrat de délégation prévoit une dizaine de dispositions :

1° Les conditions dans lesquelles la fédération exerce ses prérogatives de puissance publique et les missions qui lui sont confiées par les lois et règlements en vigueur ;

2° Les spécialités composant les disciplines sportives déléguées notamment celles pour lesquelles des règles techniques et de sécurité édictées par la fédération sont applicables à des tiers à la fédération dans le cadre de lois ou règlement en vigueur ;

3° les engagements pris par la fédération en faveur de la préservation de l’éthique et de l’intégrité, comprenant la désignation d’un référent dédié, notamment dans les domaines suivants :

  • la prévention du risque de manipulation des compétitions sportives, notamment en lien avec les paris sportifs ;
  • les actions en matière de protection de la santé et de l’intégrité des sportifs, de prévention du risque de commotion cérébrale et du risque cardiaque ;

4° les engagements pris par la fédération pour la prévention et la lutte contre toutes les formes de violence et de discriminations :

  • En matière de protection de l’intégrité physique et morale des personnes, notamment les mineurs ;
  • En matière de lutte contre toutes les formes de séparatisme ;

5° Les types et modalités de concertations préalables à l’adoption de règles ou règlements permettant de démontrer une concertation avec les acteurs représentatifs de l’écosystème de la ou des disciplines déléguées ;

6° Les actions en matière de développement durable et de réduction de l’impact des compétitions sportives sur l’environnement, notamment les questions relatives :

  • aux nuisances que peut créer la pratique sportive (bruit, …) ;
  • à la territorialisation et l’optimisation des déplacements ;
  • la saisonnalité des compétitions ;
  • à la protection des environnements naturels ;

7° Les objectifs fixés dans le cadre de la gouvernance et portant notamment sur :

  • La parité dans les instances dirigeantes et les commissions fédérales,
  • Les conditions de désignation des membres des commissions fédérales qui émettent des propositions ou des avis relatifs à l’exercice des prérogatives de puissance publique de la fédération ;,
  • Le renforcement du dialogue social au sein des disciplines déléguées ;
  • Leur déclinaison dans les organismes régionaux et départementaux ;

8° Les dispositifs d’accompagnement susceptibles d’être activés par le ministère chargé des Sports, notamment en termes de ressources mises à disposition de la fédération, directement ou par l’intermédiaire de l’Agence nationale du sport ;

9° Les conditions de suivi des engagements pris par la fédération et l’Etat, qui incluent nécessairement au moins une réunion annuelle matérialisé par un temps d’échange entre les représentants du ministère chargé des Sports et de la fédération et la production d’un document de synthèse ;

10° Les modalités de réévaluation d’une décision de la fédération lorsque celle-ci relève d’une utilisation inappropriée de ses prérogatives de puissance publique notamment la possibilité pour le ministère chargé des Sports :

– de saisir le comité d’éthique de la fédération ; – de déféré à la juridiction administrative les actes pris en vertu de la délégation qu’il estime contraires à la légalité ;

 

15-10-2021 Grand plan Macron pour les équipements sportifs : le détail, les points forts mais aussi les points faibles !

https://patrickbayeux.com/actualites/grand-plan-macron-pour-les-equipements-sportifs-le-detail-les-points-forts-mais-aussi-les-points-faibles/

On en sait un peu plus sur le Plan Macron annoncé en avant première mercredi en fin d’aprés midi. 250 M€ sur 3 ans pour le plan « massif » du Président Macron pour les équipements sportifs de proximité. 5 fois plus que le plan J Sports (1991) Superbe

Indéniablement le point fort de cette annonce c’est le montant 250 M€ dont 50 déjà prévu par l’agence sur la rénovation énergétique. Nous avons compris que ces 200 M€ s’ajoutait aux 135 M€ que l’agence a consacré aux équipements sportifs en 2021 (831 équipements sportifs subventionnés) dans la mesure où le budget de l’ANS est en augmentation en 2022.

Autre point fort le plan selon le dossier de presse comprendra deux volets : national et régional. « Il permettra, dès 2022, aux collectivités territoriales et aux associations sportives (fédérations, ligues, comités et clubs) de proposer des projets de construction d’équipements que l’État financera a minima à 50 %, et jusqu’à 80 % maximum du montant subventionnable. En Outre-mer, l’État pourra soutenir jusqu’à 100 % du coût. » Pour la part territorial, les conférences des financeurs aurait été bien utile ! Nous en savons un peu plus sur le sujet nous y reviendrons trés prochainement….

Enfin ce plan concerne également les acteurs de la filière économique du sport et de la « Sportech » pour déployer de nouveaux types d’équipements facilitant ces coopérations, notamment les salles multisports connectées autonomes (accès via une entrée automatique, activable via une application numérique).

5000 équipements relèvent de l’annonce politique

Le premier point faible c’est 5000 équipements. Quand on fait la division ça fait 50 k€ par équipement en moyenne, ce qui est faible quand on sait qu’un équipement sportif de type complexe c’est 2000 € du m2, 3500 € du m2 pour une piscine 350 € m2 pour des préaux sportif … La aussi y reviendrons trés prochainement dans une fiche détaillée sur le cout des équipements sportifs.

5000 équipements relève de l’annonce politique ou alors il faudrait un effet de levier considérable pour pouvoir réaliser 1000 DOJO et salles d’arts martiaux ou de boxe seront accompagnés, 1000 city stades, 500 terrains de basket 3×3, 500 terrains de tennis paddle, 500 skates parc, 200 bassins mobiles, ou encore 25 salles autonomes connectées pour expérimenter de nouveaux lieux.

L’ANS seule à la manoeuvre encore une fois !

C’est vraiment révélateur de la conception que se fait l’Etat de la gouvernance du sport sur les territoires. A aucun moment dans le dossier de presse ou dans les éléments de langage transmis aux parlementaires, ne sont cités les conférences régionales du sport . ça fait 3 occasions manquées : CPJ, la reprise et maintenant le grand plan équipement sportif. Ca commence à faire beaucoup ! Quand on sait que pour le moment seuls 25 % des crédits prévus pour le pass sport ont été engagé …. Il est urgent de revenir à l’idée initiale de la gouvernance sur les territoire. Si j’étais président d’une conférence régionale du sport

Changement de paradigme : l’Etat assume saupoudrage

Selon le dossier de presse remis pour l’opération « Jusqu’à présent, l’État accompagnait «  prioritairement de grands équipements, en faible quantité, dont les usagers sont parfois éloignés. Ce plan entend privilégier les terrains à proximité immédiate des lieux de vie ou de travail et répondre ainsi aux besoins du quotidien de manière fine et concrète. »
On peut l’entendre pour cette opération équipements de proximité. Mais n’oublions pas que la critique principale faite au CNDS était précisément le saupoudrage….

On demande à voir !

Une inquiétude la capacité des acteurs locaux à porter ces projets et ne pas poser les équipements dans les interstices urbaines dont personnes ne veut juste pour se donner bonne conscience. Pour être une réussite le plan massif du Président Macron pour les équipements sportifs doit créer de l’urbanité sportive

Visiblement le gouvernent en a conscience et de préciser « Aucun équipement ne devra se trouver délaissé ou inoccupé. Concrètement, chaque site devra
obligatoirement faire l’objet d’une convention assurant qu’un nombre minimum d’heures par semaine seront occupées par un club ou un établissement scolaire, et qu’une autre partie soit réservée aux pratiques libres. La gratuité de ces lieux de vie favorisera l’initiation à la pratique. »

Les fédération en maitre d’ouvrage déléguée ? « au travers de conventions dédiées, les fédérations sportives volontaires pourront directement porter les projets retenus par les collectivités et recevront un financement global à cette fin. « 
Trés dubitatif nous pensons que c’est à la collectivité de rester maitre d’ouvrage même si la tentation est forte de contourner les procédures administratives (marché public) pour aller plus vite en laissant les fédérations agir (lesquelles d’ailleurs seront également soumises au code des marchés si les équipements sont majoritairement financés avec de l’argent public)

A lire sur le sujet

Notre vision de l’urbanité sportive  Voyage au coeur de l’urbanité sportive

Des pistes d’athlétisme hors du commun

Des parcs sportifs et récréatifs

Des playgrounds

Des espaces de fitness et des parkours outdoor

 

01-10-2021 Quels équipements sportifs pour quelle échelle territoriale pour quels usages ?

 https://patrickbayeux.com/editos/quels-equipements-sportifs-pour-quelle-echelle-territoriale-pour-quels-usages/

 

Le président de la république a annoncé un grand plan d’équipements sportifs. Pour éviter que ce plan qui s’annonce comme un copier coller du plan J Sports lancé il y a 30 ans, les équipements doivent créer de l’urbanité sportive. Ceci pose la question du type d’équipement à proposer en réponse aux différentes demandes.

Les débats récents sur la place de l’EPS à l’école ont mis en évidence l’importance de l’EPS dans l’apprentissage d’une activité physique et sportive et d’une pratique sportive.  3 SERVICES PUBLICS EPS – APS – COMPÉTITIONS SPORTIVES POUR QUELLE VISION SUR LA PLACE DU SPORT DANS LA SOCIÉTÉ ?  

Notre conviction est que l’implantation des  équipements sportifs et leurs fonctionnalités sont indissociables de  l’implantation des établissements scolaires (nous aurions pu parler de carte scolaire, mais celle ci a été supprimée).

  • A l’échelle du quartier une école
  • A l’échelle des inter-quartier un collège
  • A l’échelle de la ville des lycées.

Outre le fait que l’EPS à l’école, au collège et au lycée nécessite des équipements sportifs, nous constatons en effet qu’il est opportun de penser également l’offre en équipement sportif sur ces échelles de territoires comme le montre le schéma suivant.

Des équipements sportifs réversibles

Comment expliquer que la cour d’école est l’espace le moins utilisé dans nos villes. Il est grand temps de penser nos cours d’école en termes de design actif avec une salle pour les pratiques douces, un  préau sportif pour l’EPS et hors temps scolaire l’ouverture de ces équipements aux habitants  du quartier. Un équipement réversible qui crée de l’urbanité à la fois dans sa fonction sociale et dans son usage. Un équipement de vie au quotidien qui assure le lien fonctionnel entre le temps scolaire péri et extra scolaire.

Le Plan Macron doit permettre de réaménager nos cours d’école pour favoriser l’EPS et la pratique sportive de proximité.

Les gymnases traditionnels type C doivent également aussi être pensés différemment. Souvent implantés dans des collèges et des lycées certains d’entre eux restent inaccessibles aux clubs, ce qui est un comble, la plupart au grand public. Souvent réhabilités à l’identique, de fait ils ne transforment pas l’usage. Une extension avec un préau, la réalisation de vestiaires sanitaires grand public, d’une salle annexe, l’installation d’équipement de fitness et de street work out en transformeront totalement l’usage.

Saluons l’avancée de la Proposition de loi visant à démocratiser le sport en France sur ce sujet qu’  un accès indépendant aux locaux et équipements affectés à la pratique d’activités physiques ou sportives est prévu lors de la création d’une  nouvelle école ou d’un collège. Il serait bien de le prévoir pour les lycée !  

Le Plan Macron doit permettre de sortir de la standardisation des gymnases.

Les équipements sportifs ont été pensés en référence à la pratique en club et à l’ EPS ce qui est logique. Lorsque les grands plans d’équipements sportifs ont été Lancés dans les années 60 70 la pratique sportive se limitait au sport en club et à l’EPS.

Hors aujourd’hui la demande a évolué. En effet selon les dernières études du ministère des sports et du CREDOC qui confirme de nombreuses autres études la santé la détente le plaisir la rencontre sont les principaux facteurs de motivation des pratiquants.

Ouvrons les gymnases au public comme à Dijon !

A Dijon la ville va ouvrir 3 gymnases en accès libre et gratuit  les dimanches matins et les matins des vacances scolaires.

Pour Mathieu Abbate le directeur des sports « Il faut sortir des sentiers battus et du stéréotype suivant : le gymnase pour les clubs et les scolaires, le city stade pour le grand public…. (ou si j’ai les moyens et l’envie, le soccer 5 ou un terrain de sports de raquettes) Je peux aller à la piscine ou à la patinoire municipale en famille mais je ne peux pas aller jouer au basket ou au bad autrement que dans une structure privée ou en extérieur ? »

Le saupoudrage des équipements est l’ennemi de l’urbanité et de la socialisation

Si le gouvernement attend du sport qu’il socialise, alors le saupoudrage n’est pas la bonne réponse. Et pourtant en pleine campagne présidentielle ,  annoncer plusieurs milliers d’équipements sportifs sur fond de constat de carence  c’est tentant ! La rationalité électorale pourrait l’emporter sur la rationalité de l’intérêt général

 Pour socialiser par définition il faut permette la rencontre le vivre en commun et donc des équipements qui drainent des flux, des équipements comme les skates parks de nouvelle génération qui s’adressent à tous les pratiquants en même temps.

La vision doit être identique pour les sports de raquette, le 3×3, les sports urbains.

Le grand plan macron révèlera la vision que porte le gouvernement quant à la place du sport dans la société. Vision que selon moi aurait du depuis longtemps faire l’objet d’un débat au sein de l’agence nationale du sport …   A lire cet article sur le sujet.

Décidément dans ce Pays rien ne change, si le président ne prend pas l’initiative rien ne bouge !

 

04-10-2021 Pour être une réussite le plan massif du Président Macron pour les équipements sportifs doit créer de l’urbanité sportive

 https://patrickbayeux.com/actualites/pour-etre-une-reussite-le-plan-massif-du-president-macron-doit-creer-de-lurbanite-sportive/

 

Le président de la république a annoncé un grand plan d’équipements sportifs. REMISE DES MÉDAILLES À L’ELYSÉE, LE PRÉSIDENT A FAIT DU EN MÊME TEMPS. Pour éviter que ce plan qui s’annonce comme un copier coller du plan J Sports lancé il y a 30 ans, LE GRAND PLAN « MASSIF » MACRON POUR LES ÉQUIPEMENTS SPORTIFS DE PROXIMITÉ : UN COPIER COLLER DU PLAN J SPORTS LANCÉ IL Y A 30 ANS ? les équipements doivent créer de l’urbanité sportive.

L’urbanité peut être définie comme « les relations que les êtres humains doivent entretenir entre eux quand ils habitent en ville et qu’ils doivent coexister dans cet espace »*

L’urbanité sportive vise à concilier une double mixité sociale et fonctionnelle

  • une mixité sociale : créer des lieux de pratiques qui permettent à différentes catégories de public de se retrouver)
  • une mixité fonctionnelle : créer des équipements qui puissent répondre à différentes fonctions, EPS, pratique de loisir, pratique de bien être, de santé, …

On ne peut pas dire qu’en 30 ans la place de l’équipement sportif ait progressé. La  financiarisation urbaine    qui a pour corollaire la standardisation  du développement urbain oublie la plupart du temps l’équipement sportif.  L’objectif :  construire vite a bien souvent donné lieu à un urbanisme émietté sans vision globale dans lequel les équipements publics sportifs arrivent en dernier. Et pourtant  les aménagements et  les équipements sportifs sont sans doute les espaces  partagés les plus emblématiques.

Or  l’équipement multisports posé tout seul est encore aujourd’hui la réponse la plus fréquente. Pas cher, réalisé en peu de temps, il prend peu de place donne bonne conscience mais ne répond pas aux réels enjeux.

Si le plan Macron consiste à déployer plusieurs milliers de terrains de basket ou de terrains de padel isolés, ce sera un échec.

La nouvelle génération de  skates park : un exemple à suivre

Chacun a pu en faire l’expérience. Les skates park modulaires, sous dimensionnés et  installés un peu partout dans la ville ne sont pas fréquentés et sont aujourd’hui à l’abandon. Souvent sont préférés des spots comme la place de la mairie ou la place du marché. A l’inverse la nouvelle génération de skates park avec l’accueil de toutes les activités de glisse skate, bmx, trottinette, roller   dans 3 espaces street, bowl et rampes offre la possibilité pour les débutants de côtoyer les « pros ».  Conçu avec des espaces d’observation pour s’asseoir (gradins, pente gazonnée) ces aménagements mettent en scène les pratiquants et permettes aux parents,  aux amis de se poser et de contempler. Un succès phénoménal. cf les skate park de Pau, Calais, Le havre, Saint Nazaire, Dijon, Reims …

Ce qu’il faut en retenir c’est que le saupoudrage ne fonctionne pas à l’inverse de la polarisation qui draine des flux à la fois des pratiquants, des parents, des badauds, des potes, ..

En matière d’équipements sportifs, le saupoudrage est  l’ennemi de l’urbanité sportive.

C’est la même logique pour le 3×3 ou d’autres activités comme le padle . N’oublions pas que le tennis a commencé à décliner lorsque le plan 5000 courts de tennis a été lancé. La construction d’un court à coté de chaque église a eu pour effet de vider les grands clubs de leurs adhérents. Problème : dans le club du village, pas de clubs house, pas de copain  pour jouer, pas d’ambiance  et au final on passe à autre chose !

En outre dans les quartiers qui sont la cible du grand plan massif l’équipement n’est pas suffisant. C’est une politique publique ambitieuse qu’il convient de porter avec des moyens humains. Une politique publique où il convient de travailler sur la complémentarité entre le temps de l’EPS, le service public des APS porté par les collectivités et le service public du sport qui revient aux clubs. Le continuum éducatif est une clé de la réussite.

La  règle sportive peut favoriser une appropriation des équipements, sur la durée et pour éviter dégradations et incivilités, mais ce plan devrait aussi prévoir l’encadrement sans qui la dimension éducative et sociale ne peut exister et l’action perdurer.

Si ce plan massif se concrétise par la création d’un maximum d’équipements isolés ce qu’on peut craindre en période électorale, on doute sérieusement de son efficacité.

Quelles sont nos propositions ?

Lien vers l’article Quels équipements sportifs pour quelle échelle territoriale ?

* MONNET J. et CAPRON G. (2000), L’urbanité dans les Amériques : les processus d’identification in « Espaces publics et pratiques ludo-sportives à Toulouse : l’émergence d’une urbanité sportive ? «  thèse Fabrice Escaffre 2006

Pour approfondir la notion d’urbanité sportive lire l’article suivant QUELS ÉQUIPEMENTS SPORTIFS POUR QUELLE ÉCHELLE TERRITORIALE POUR QUELS USAGES ?

Les travaux de JP Augustin  https://www.persee.fr/doc/geoca_1627-4873_2001_num_76_1_2502

ceux de  Fabrice Escaffre

https://www.cairn.info/revue-annales-de-geographie-2011-4-page-405.htm

La thèse de Fabrice Escaffre https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/80781/filename/LES_ESPACES_PUBLICS_ET_LEURS_USAGES_SPORTIF1.pdf

 

04-10-2021 Le grand plan « massif » du Président Macron pour les équipements sportifs de proximité : un copier coller du plan J Sports lancé il y a 30 ans ?

https://patrickbayeux.com/editos/le-grand-plan-massif-macron-pour-les-equipements-sportifs-de-proximite-un-copier-coller-du-plan-j-sports-lance-il-y-a-30-ans/

Le président de la république a annoncé un grand plan d’équipements sportifs.  REMISE DES MÉDAILLES À L’ELYSÉE, LE PRÉSIDENT A FAIT DU EN MÊME TEMPS.  

Le président de la république a déclaré « C’est pourquoi j’annoncerai dans les prochaines semaines un plan massif pour les équipements sportifs de proximité. Il sera inédit, pas uniquement par son ampleur, massif pour les équipements sportifs de proximité. Il sera inédit, pas uniquement par son ampleur, mais par son esprit. Nous inventerons de nouvelles manières de financer, de construire et d’utiliser ces lieux. L’État pourra ainsi aller jusqu’à financer l’intégralité des travaux et des études. Nous le ferons en partenariat avec l’ensemble des collectivités territoriales qui seront candidates. Nous irons là où les besoins sont les plus criants pour, dès 2022 et jusqu’en 2024, pouvoir ainsi déployer plusieurs milliers de terrains de basket, en particulier les baskets 3×3 – j’ai découvert à ce niveau de compétition au JO et je trouvais quelque chose vraiment, je suis sûr qu’il fera naître des vocations – de padle, de skate-park, de foot-five, de dojo en pied d’immeuble – les 1 000 Dojos, nous les mettrons dans ce plan – de piscines et bien d’autres qui seront ainsi livrés. Les lieux de sports vont fleurir dans nos quartiers et dans nos villes pour que le paysage physique du sport français puisse changer, et que nos plus jeunes puissent véritablement s’adonner à ce qui est une passion, un loisir, peut-être le début de ce qui est un engagement de haut niveau. » Lien vers le discours sur le site de l’Elysée

« Déployer plusieurs milliers de terrains de basket de padle, de skate-park, de foot-five, de dojo en pied d’immeuble » Est-ce une bonne idée ? 

Un plan quasi identique à celui lancé il y a 30 ans  ?

Le 24 novembre 1991, un dimanche, Frédérique Bredin ministre des sports présentait son plan à l’Assemblée Nationale. Un plan qui ressemble à 2 gouttes d’eau à celui annoncé par le Président de la République. Le pass sport en remplacement du ticket sport et 1 000 équipements sportifs de proximité, les « J Sports » nouvelle génération  … ça manque d’imagination dans les cabinets ministériels ou alors les conseillers sont trop jeunes  !

http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/5eme/pdf/1991/11/s19911124_4181_4205.pdf

L’occasion ratée des « J-Sports »

Un plan dont on a constaté (je dis on parce que j’avais à l’époque comme coordonnateur national du sport au CNFPT réalisé une étude sur « BAYEUX P., Aménagements sportifs de proximité. Equipements ouverts à tous. CNFPT. 1991. » sur le sujet) qu’il n’a pas atteint sa cible.

Y compris au ministère des sports deux instructions ministérielles ont tenté  de rectifier le tir tout en reconnaissant que « « cependant, certains aspects moins positifs ont pu être soulignés, concernant notamment l’Implication des jeunes…, la concertation…, le strict respect des trois volets aménagement-animation-formation. » « « éviter l’appropriation par un clan ou un groupe,… éviter les parrainages symboliques (par des sportifs de haut niveau) qui ne se manifesteraient que le temps d’une inauguration,… rechercher en priorité une personnalité sportive locale dont la présence sera plus régulière et l’engagement plus concret. »

Pour approfondir lire le texte de François Chobeaux    

Au final les J Sports également dénommés équipements de proximité ou équipements multisports qui sont (souvent en gazon synthétique) censés permettre la pratique du basket ball, du hand ball, du tennis, sont plutot  réservés aux footeux et donc aux  garçons.

Un engagement de campagne

Néanmoins en annonçant ce grand plan pour les équipements sportifs, le président Macron coche une case de plus de son programme même si pour 2024 on pense qu’il aurait du agir dès le début du mandat.

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/sport

Alors pour être une réussite le plan massif Macron pour les équipements sportifs de proximité doit créer de l’urbanité sportive.

Lien vers l’article suivant Pour être une réussite le plan massif du président Macron pour les équipements sportifs doit créer de l’urbanité sportive

samedi 23 octobre 2021

17-09-2021 En 3 h le CNOSF a changé le statut du dirigeant sportif français

 https://patrickbayeux.com/editos/en-3-h-le-cnosf-a-change-le-statut-du-dirigeant-sportif-francais/

Je suis ravi que le débat sur le rôle d’un dirigeant sportif soit intervenu lors de l’AGE du CNOSF. Comme je l’avais indiqué Gouvernance du CNOSF : une rupture qui coute cher la rémunération de la présidente du CNOSF était à mon sens tout à fait justifiée compte tenu du fait que « le président assume sous sa responsabilité la direction générale du CNOSF » selon les statuts du CNOSF. 9000 € à titre d’information c’est le salaire de la maire de Paris 9 204,27 € bruts par mois. Un maire d’une ville de plus de 100 000 habitants touche 5 639,63 euros. On est loin toutefois des plus hauts salaires de l’ANS entre 12 et 13 000 €.
Je comprenais moins la rémunération de la SGA mais finalement le CA la veille a décidé de ne pas présenter ce sujet. Tout rentre dans l’ordre. A lire également l’article du Parisien 17 sept CNOSF : le sujet des rémunérations de l’équipe dirigeante agite le comité olympique français

Ce débat je pense qu’il aurait été nécessaire de l’avoir pendant la campagne.

Mais il a eu lieu et c’est le principal. Un débat de haute qualité d’ailleurs sur le sujet de la professionnalisation des dirigeants sportifs où chacun a pu mettre en avant ses arguments.

Besoin de professionnalisation = dirigeants compétents = rémunération

Le schéma est clair. Le dirigeant sportif doit être compétent. Il doit y consacrer du temps pour être efficace et se professionnaliser. La rémunération découle de cette équation. Implacable.
Une rupture totale avec le dirigeant bénévole dont l’engagement est fidèle au fondement de l’association : la gestion désintéressée. En matière de changement il y a plusieurs méthodes, celle des petits pas, celle de la rupture, celle de la crise, …

En 3 h le l’AG du CNOSF a fait plus que 30 ans de palabre sur le statut du dirigeants : une rupture totale

Cette professionnalisation du système fédéral est donc nécessaire. La gestion du CNOSF et des fédérations nécessitent des compétences, du temps et donc une rémunération. D’ailleurs 50 % des présidents de fédérations sont rémunérés (ce qui explique sans doute le vote) . Mais il n’y plus aucune raison pour qu’un président de CROS président de la conférence régionale du sport ne soit pas rémunéré.

Prenons acte de ce changement de modèle mais allons jusqu’au bout de la logique

La rémunération des dirigeants ne pose pas de problème en soit. la professionnalisation des dirigeants intervient après celle de l’encadrement sportif qui depuis 40 ans a fait preuve de son efficacité. C’est la fin d’une histoire construite sur le militantisme des années années d’après guerre sur l’engagement bénévole. Enfin c’est la fin d’un modèle pour les plus grandes structures. La remise en cause du modèle fédéral , pas nécessairement des clubs.

En effet le CGI autorise la rémunération de 2 dirigeants si le montant annuel des ressources de l’association hors ressources issues des versements effectués par des personnes morales de droit public, est supérieur à 500 000 €, 3 dirigeants sur les ressources sont supérieures à 1 M€.

Le modèle d’indemnisation des élus locaux fonctionne bien depuis 40 ans avec un niveau de rémunération selon la taille de la commune. Un dispositif avec des seuils pourrait être mis en place par le mouvement sportifs pour les structures intermédiaires (ligues comités …) ?

C’est donc un nouveau modèle

La PPL sport doit encadrer cette évolution et prendre des dispositions sur le contrôle de l’éthique des fédérations

Si à 80 % les présidents de fédérations sont favorables à ce nouveau modèle alors il convient que la PPL sport (La PPL « démocratiser le sport en France » boit la tasse ) entérine l’élection des présidents de fédérations par les clubs et non pas comme le prévoit la PPL par une assemblée générale composée de la moitié des clubs. Dans le rapport sur La nouvelle gouvernance du sport (2018) Patrick Bayeux Laurence Lefèvre nous écrivions ( page 56 ) « L’élection des présidents de fédérations par les clubs inscrite au programme du Président de la République, mais également la fin de la tutelle de l’État compensée par un contrôle de l’éthique des fédérations par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), ou encore leur notation externe par des agences indépendantes ainsi que le préconise le Conseil de l’Europe, pourraient constituer les fondements d’un nouvel équilibre constitutif d’une opportunité, autant que d’un défi. »

La fin de la tutelle a été actée par la loi Fédérations sportives contrat d’engagement républicain et contrat de délégation il est donc temps de prendre les mesure de contrôle de l’éthique des fédérations qui s’imposent. En effet c’est déjà le cas au foot mais si certaines fédérations versent une subvention aux ligues ou comités régionaux pour rémunérer les présidents salariés, qui seront amenés à voter en assemblée générale … ça pose problème. Problème encore plus important pour le CNOSF qui envisage de créer un fonds de modernisation pour assurer davantage de disponibilités des dirigeants sportifs en les rémunérant.

 

27-08-2021 Si j’étais président d’une conférence régionale du sport

 https://patrickbayeux.com/gouvernance-du-sport/si-jetais-president-dune-conference-regionale-du-sport/

 

« Et maintenant on fait quoi «  me demande ce tout nouveau président d’une conférence régionale du sport. Aucune instruction, aucune visibilité comme si le ministère, pardon l’ANS se satisfaisait de cette situation dans laquelle rien ne change, le ministère continue de distribuer l’argent (dont on n’en espérait pas tant ! Effet covid) .

Les CPJ (centre préparation aux Jeux) une occasion manquée

Les CPJ aurait pu être une bonne entrée en matière pour mettre les acteurs autour de la table de dire qui paye quoi ?

Mais non rien l’Etat a fait sa sauce dans son coin sans associer les collectivités alors que « typiquement ce ce type de projet on est en cofinancement » me racontait ce directeur des sports totalement désabusé (qui n’a rien touché de l’ANS)

La reprise une occasion manquée

« la conférence des financeurs pourrait constituer « un guichet unique » pour les acteurs du sport, chaque financeur intervenant sur sa priorité tout en construisant des réponses plus lisibles et plus cohérentes pour les bénéficiaires. » c’est ce qui était attendu page 36 du rapport nouvelle gouvernance du sport

Et non au final un empilement de dispositif comme le montre cet exemple dans le pas de calais. Et bravo en passant au CDOS d’avoir fait l’effort de présenter tous les dispositifs.

source CDOS Pas de calais

Au commencement était la clarification des compétences

Et oui revenir à la source au fondement même de la réforme et essayer de sauver ce qui peut l’être. En effet je considère que toute cette réforme est un échec. Entamée au début du septennat elle devait produire ses effets pour 2024. C’est totalement raté.

Le premier objectif de la conférence régionale du sport était de débattre des compétences de chaque acteur. « Les collectivités n’ont pas souhaité répartir des compétences entre elles, ni désigner de chef de file, tant la situation sur les territoires est hétérogène. Elles considèrent que les élus locaux et les acteurs du sport sont suffisamment responsables pour définir à l’échelle de chaque territoire qui porte quelle politique, ce qui revient à discuter, par territoire, de la spécialisation « à la carte » des différents acteurs » page 36 du rapport . « les associations représentant les collectivités ont affirmé l’ambition de mieux coordonner leurs actions et d’arriver progressivement à une spécialisation « à la carte » qui tienne compte des particularités des territoires (page 70 du rapport) Totalement oublié par les fondateurs de l’agence et les auteurs de textes qui gouvernent aujourd’hui cette nouvelle gouvernance cette discussion des compétences par région

Si j’étais président d’une conférence régionale du sport je commencerai par discuter des compétences.


Initialement nous avions prévu une concertation obligatoire sur 4 thèmes : haut niveau, sport
professionnel, équipements structurants, réduction des inégalités (p 71 du rapport nouvelle gouvernance du sport).

4 thèmes dont on était assuré d’un succès rapide … Les parlementaires en ont ajouté 4,
1° Le développement du sport pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire ;
6° Le développement des activités physiques et sportives adaptées aux personnes en situation de handicap ;
7° La prévention de et la lutte contre toutes formes de violences et de discriminations dans le cadre des activités physiques et sportives pour toutes et tous ;
8° La promotion de l’engagement et du bénévolat dans le cadre des activités physiques et sportives.

La proposition de loi visant à démocratiser le sport en France 3 autres
9° Les savoirs sportifs fondamentaux ;
10° Le sport santé ;
11° (nouveau) L’intégration sociale et professionnelle par le sport.

Comme ça on est sur que l’usine à gaz a suffisamment de tuyaux !

On se lance et on imagine les chefs de files possibles

1° Le développement du sport pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire ; à débattre en tous les acteurs pour fixer les grandes finalités
2° Le développement du sport de haut niveau ; Région
3° Le développement du sport professionnel ; Bloc communal (Métropole, C agglo, C Communes, villes)
4° La construction et l’entretien d’équipements sportifs structurants ; Bloc communal (Métropole, agglo, C Commune ville)
5° La réduction des inégalités d’accès aux activités physiques et sportives ; Etat
6° Le développement des activités physiques et sportives adaptées aux personnes en situation de handicap ;département
7° La prévention de la lutte contre toutes formes de violences et de discriminations dans le cadre des activités physiques et sportives pour toutes et tous ; Etat
8° La promotion de l’engagement et du bénévolat dans le cadre des activités physiques et sportives mouvement sportif
9° Les savoirs sportifs fondamentaux ; Etat
10° Le sport santé ; département
11° (nouveau) L’intégration sociale et professionnelle par le sport Monde économique

Il convient de rappeler que le chef de file anime et coordonne les travaux sur la compétence. Il ne dispose pas pouvoir de contrainte à l’égard des autres acteurs. Il organise les modalités d’action commune des acteurs au service de la compétence.

Si j’étais président d’une conférence régionale du sport je mettrai en place une conférence des financeurs

« Il s’agit d’une instance de financement garantissant que chacun s’engage sur les compétences qu’il a décidées. Le vecteur contractuel de la conférence des financeurs pourrait prendre la forme de contrats pluriannuels d’orientation et de financement par grandes politiques retenues dont a minima le haut niveau, le sport professionnel, les équipements structurants, les inégalités d’accès à la pratique sportive sur les territoires, et le cas échéant les politiques émergentes comme le sport-santé » voilà pour ce qui était imaginé initialement (p 70 du rapport gouvernance)

La conférence a ainsi pour objectif d’établir un programme coordonné de financement par compétences.

Que dit la loi « Chaque conférence régionale du sport institue, dans le respect des spécificités territoriales, une ou plusieurs conférences des financeurs du sport comprenant 4 collèges »

Alors une ou plusieurs conférences des financeurs ?

Dans notre vision il était prévu une seule conférence des financeurs, pour de chaque financeurs est une vision globale sur les financements apportés par compétences par les différents co financeurs.

En tout cas pas de conférences comme le préconise un rapport sénatorial « Préconisation n° 9 : prévoir l’existence d’une conférence des financeurs permanente au niveau départemental et au niveau de chaque métropole ainsi que la possibilité de créer des conférences supra départementales pour les grands équipements et infra départementales pour les projets très localisés » .

A la limite une conférence des financeurs par compétences toujours pour maintenir cette vision globale. voir par exemple le fonctionnement de la conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie

Qui trop embrasse mal étreint

Si j’étais président d’une conférence régionale du sport j’engagerais immédiatement les premiers travaux. L’important que les acteurs se mettent rapidement au travail ensemble !

La nouvelle gouvernance du sport devait produire ces effets pour 2024. C’est raté. Mais n’attendons pas plus engageons immédiatement sur des sujets simples (comme nous le proposions initialement) les premières délibérations.
A moins que les acteurs des conférences régionales du sport comme ceux de l’ANS n’aient pas envie de porter une vision partagée … ce qui arrangerait l’Etat qui garderait la main et finalement pourquoi pas ? Comme ça retour à la case départ.

A lire toute la production du la nouvelle gouvernance

et en particulier l’échec annoncé
Gouvernance du sport sur les territoires : une usine à gaz qui inquiète !
Gouvernance du sport sur les territoires deux confusions majeures : compétences et financements, concertation et décision !

 

18-08-2021 Chances de médailles pour Paris 2024, l’ANS est-elle sur la bonne voie ?

https://patrickbayeux.com/editos/chances-de-medailles-pour-paris-2024-et-si-lans-faisait-fausse-route/

« L’avantage c’est qu’avec des résultats comme ça à Tokyo on ne pourra que faire mieux à Paris ! » résume un fin connaisseur du haut niveau en France.
Les médailles des sports collectifs ont masqué la faiblesse des résultats de Tokyo. Effectivement on aurait du obtenir 46 médailles à Tokyo pour être au même niveau de Rio en tenant compte du nombre d’épreuves par discipline (45 médaille c’est ce qu’avait d’ailleurs prévu C Onesta dans son rapport remis à L Flessel le 31 janvier 2018 Mission d’étude pour la haute performance sportive . On en est trés loin avec 33 médailles.


JO de Rio 2016 : 306 épreuves, performance française = 42 médailles (10 or ; 18 argent ; 14 bronze)
JO de Tokyo 2020 réalisés 2021 : 339 épreuves, performance française 33 médailles (10 or ; 12 argent ; 11 bronze)
Pour égaler la performance de Rio, la France aurait du faire 46 médailles

10 médaillés de Tokyo en sports individuels (ou assimilés) ne font pas partie du « cercle de haute performance «  mis en place par l’ANS (Agence Nationale du Sport)

10 médaillés sur 27 en disciplines individuelles (6 médailles ont été obtenues en sports collectifs) sont absents du cercle de haute performance mis en place le 18 décembre 2020 par l’ANS. Et pourtant la liste compte 362 athlètes !

Les 10 médaillés absents du cercle de haute performance

ROMAIN CANNONE Escrime – LAURA TARANTOLA et CLAIRE BOVÉ Aviron – SARAH BALZER Escrime – LUCAS MKHEIDZE judo – KILIAN LE BLOUCH judo – ALTHÉA LAURIN Taekwondo – DONAVAN GRONDIN Cyclisme sur piste – FLORIAN GRENGB0 et RAYAN HELAL vitesse par équipe masculine

C’est dire si l’art de la prédiction du nombre de médailles aux JO est difficile ! lire notre article sur le sujet

Mais quand même à ce point là ça interroge sur les critères !

Plus récemment dans le journal l’équipe du 24 juin C Onesta qui visait 40 médailles détaillait la « nouvelle stratégie » mise en place autour de la haute performance et qui devrait porter ses fruits en 2024 à Paris. Le choix est clair « On n’a pas fait le choix des Anglais qui ont investi là où ils avaient des chances de médailles », a t il rappelé dans l’équipe du mais « on a amélioré notre cible (les athlètes médaillables) pour la traiter de manière singulière ».

Selon le site de l’agence « La constitution de cette première liste repose sur des critères factuels en lien avec les performances réalisées ces 4 dernières années, par les athlètes français, dans les compétitions internationales majeures. »

Il va falloir sérieusement revoir les critères !

Les médailles des sports collectifs de salles : la réussite des clubs professionnels, des fédés et …. des collectivités territoriales.

C’est l’arbre qui cache la forêt. La réussite des équipes de France de BHV Basket Hand et Volley les 3 derniers jours des JO ont sauvé le bilan des JO.  

Ce résultat on ne le doit pas à l’agence mais à une convergence d’intérêt entre les fédérations qui ont su nommer la bonne équipe, les clubs professionnels ou évoluant dans les ligues professionnelles et leurs centres de formations mais aussi les collectivités territoriales qui financent trés largement le VHB. (65 à 75 % du budget pour le volley, 25 à 35 % pour le basket, 30 à 45 % pour le hand ball) Le soutien des collectivités aux clubs pros – VHB

Quant au foot c’est la démonstration que les enjeux économiques passent avant tout ! mais c’était tellement prévisible (notre édito du 30 juin La FF Foot a t-elle un comportement olympique

Et pourtant « Ambition bleu » était prometteur

« Ambition Bleue » est le fruit d’un long bilan de santé du haut niveau français, une séquence d’évaluation complète de tous les dispositifs concourant à agir sur les leviers de la performance. Le système sportif français actuel date des années 60 et a été revisité épisodiquement sans transformation profonde. Ce système a montré ses limites lors des deux dernières décennies. L’objectif d’Ambition Bleue est de propulser la France dans le top 5 des nations à Paris 2024, soit 5 médailles d’or en plus. »

Un bilan, une analyse détaillée de la concurrence, un nouveau modèle, des plans d’actions

Dans un document de prés de 100 pages, le plan plan ambition bleu est largement détaillé.

Qu’est ce qui n’a pas fonctionné ?

On attend avec impatience le bilan détaillé de l’ANS pour mieux comprendre ce qui n’a pas fonctionné même si à chaud C Onesta a déjà fourni des explications. Pour Claude Onesta, « personne ne doit s’arrêter au soir de Tokyo »

Pourquoi certaines disciplines sont passées totalement à coté, des disciplines pourvoyeuses d’un grand nombre de médailles : l’athlétisme, la natation, .. problème de gouvernance, d’entraineurs, d’agents, de générations de sportifs … ?

Et maintenant ?

La cérémonie de passation n’était pas terminée que déjà C Onesta était conforté dans son rôle par la ministre des sports. Pour la ministre « La stratégie du sur-mesure est bonne » et de conforter Claude Onesta dans ses missions « On a besoin de Claude pour concrétiser le travail qu’il a commencé sur la haute performance depuis trois ans » (depuis septembre 2017 plus précisément ).

Faut il continuer à arroser où c’est humide ?

Une chance à Paris on aura des représentants français dans chaque épreuve c’est le privilège d’organiser les jeux à domicile. Donc on fera mieux qu’à Tokyo.
Mais au delà, le choix de l’ANS interroge.

Faut il

  • un système centré sur un petit nombre de sportifs identifiés sur la liste « cercle haute performance » dont on comprend qu’ils ne concerne pas uniquement les disciplines pour lesquelles il y a des chances de médailles (comme le anglais)
  • ou un système qui d’ailleurs a fait ses preuves à Rio qui repose sur un soutien à toutes les disciplines reconnues de HN ( avec un nombre croissant de disciplines ) et une aide à toutes celles et tous ceux qui ont été repérés comme ayant le potentiel pour intégrer un jour le collectif des équipes de France.

La fameuse pyramide du sport français …. qui fait le succès du Judo d’ailleurs. Le judo une des seules fédérations à maintenir le dispositif d’avant d’ailleurs. Le Judo qui a ramené 8 médailles ! Le judo dont C Onesta prédisait dans son rapport le pire avenir dans son rapport page 12/34 du rapport Onesta « Mais il apparait que nous sommes en train de décrocher dans des disciplines fortement pourvoyeuses de médailles. On espère que ces faibles résultats seront temporaires mais dans certains cas ils semblent devoir durer… on peut citer le judo masculin derrière Teddy RINER, la natation course, et bien d’autres »

Quel héritage ? aprés Paris 2024 la terre brulée ?

Au delà de Paris 2024 qui va mobiliser toutes les énergies possibles et imaginables l’enjeu des jeux c’est de construire un héritage qu’il s’agisse celui de la place du sport dans la société ou de l’organisation du haut niveau un peu sur le modèle anglais qui enregistre 2 fois plus de médailles que la France (65 médailles – 4ème position) à Tokyo et qui avait obtenu 67 médailles à Rio (2ème position).

Un système qui concentre son énergie sur l’élite n’est pas bon à long terme quand on sait en plus que le ministère n’a plus les moyens d’accompagner les autres sportifs de haut niveau et que le projet de performance fédérale (PPF) n’est qu’un exercice de style pour entrer dans les cases des financements. Pour reprendre une expression de l’ANS « Il s’agit de transformer un service de prêt-à-porter en un service haute-couture. Le Cercle HP va permettre une distribution plus adaptée des moyens ».

Le prêt à porter : le haut niveau, l’accés au haut niveau, la pratique compétitive pour reprendre le nouveau modèle de l’ANS relève d’une nécessaire co construction entre les fédérations, les collectivités territoriales, les CREPS, mais aussi l’INSEP. Le soutien individuel ne suffira pas c’est tout l’héritage qu’il reste à construire et notamment sur les territoires et là avant de parler héritage il faudrait déjà commencer à avoir les plans de la gouvernance du sport sur les territoires ! (objet de notre prochain édito)

 

13-08-2021 3 services publics EPS – APS – Compétitions sportives pour quelle vision sur la place du sport dans la société ?

 https://patrickbayeux.com/editos/eps-aps-competitions-sportives-3-services-publics-pour-quelle-vision-sur-la-place-du-sport/

Les propos de JM Blanquer sur Europe 1    attribuant les résultats en sports collectifs de salles aux JO de Tokyo à la qualité de l’enseignement de l’EPS, ont créé une polémique sans précédent.  « On a réussi à avoir des médailles d’or dans les sports collectifs (…) cela dit quelque chose d’ailleurs : le hand, le volley et le basket sont des sports très pratiqués dans les écoles (…) Cela montre que le système scolaire a beaucoup d’importance »  a t il déclaré. 

Les  propos ont été raillés par certains sportifs et certains profs d’EPS   JO et EPS : Un tweet de Jean-Michel Blanquer moqué par des sportifs français      « Vive l’EPS » : quand les propos de Jean-Michel Blanquer sont moqués par les sportifs français 

L’artillerie  la rescousse du ministre.

Il a fallu envoyer du lourd pour essayer d’éteindre l’incendie.

La ministre des sports

L’agence nationale du sport via des propos de C Onesta

la présidente du CNOSF

Sur le fond le sujet est révélateur d’une ambiguïté  ou d’une incompréhension sur la place de l’EPS à l’école et son positionnement par rapport « au sport en club »

Déjà le dispositif 2S 2C avait allumé la mèche. Dans une chronique  « L’EPS n’est pas l’antichambre du sport fédéral »     des enseignants d’EPS considérait qu’ « En apportant de la confusion entre l’enseignement obligatoire et les activités péri scolaires, le ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports et la Ministre déléguée chargée des Sports remettent en cause la place donnée aux valeurs humanistes de la formation physique pour tous. »  Et proposaient d’enlever le « S » d’EPS.

Une proposition débattue par Didier Delignières  EPS et Sport : Faut-il enlever le « S » de « EPS » ?  

 Pour  le SNEP par la voie de  Claire Pontais « Différence entre EPS et sport… ce n’est pas la bonne question ! » 

3 services publics dédiés à l’activité physique et sportive

En réalité il y a 3 offres de service public dédiées à l’activité physique

Le service public de  l’EPS  qui relève de l’institution scolaire sur le fondement de l Article L312-1 du code de l’éducation « L’Etat est responsable de l’enseignement de l’éducation physique et sportive, placé sous l’autorité du ministre chargé de l’éducation. »

Le service public des APS qui peut relever des collectivités territoriales sur le fondement de la clause générale de compétences qui peuvent ériger le sport activité d’intérêt général sur le fondement de l’article Article L100-1 du code du sport en service public.   Le sport une compétence partagée.  

Le service public des compétitions sportives qui incombent aux fédérations sportives délégataires dont il convient de rappeler sur le fondement Article L131-14  que la délégation est attribuée, par discipline, par le ministre chargé des sports.

Historiquement c’est à partir des années 60 70 que les communes ont initié un service public des APS.  Cette intervention s’est accélérée avec la clause générale de compétence des premières lois de décentralisation.

Le point d’orgue de cette place du sport a été actée par la création de la filière sportive le 1er avril 1992 (date prémonitoire ! )  et la création du cadre d’emploi des conseillers, éducateurs et opérateur des APS. Dans les faits ce services publics des APS revêt des formes trés variables d’une commune à une autre.

La vision était bien celle de permettre aux communes principalement de construire un service public des APS entre le service public de l’EPS et le service public des compétitions sportives. Ce temps entre celui de l’école et celui du club devait permettre aux enfants de découvrir différentes activités physiques et sportives sous la forme de cycles avant de choisir une discipline et de la pratiquer en club. « le zapping » expression utilisée fréquemment à l’époque pour décrire cette propension des enfants à passer d’une activité à l’autre  était géré par les communes

ActeurService publicFinalités
Education nationaleEPSL’éducation physique et sportive a pour finalité de former un citoyen lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué, dans le souci du vivre-ensemble. (source programme)
Collectivités territorialesAPSSpécifique à chaque collectivités mais le plus souvent prend la forme d’école municipale des sports avec la possibilité offerte aux enfants de découvrir et de s’initier aux  APS (en gestion directe, en partenariat avec les clubs multisports)
Fédérations sportives délégatairesCompétitions sportivesOrganisent les compétitions sportives à l’issue desquelles sont délivrés les titres internationaux, nationaux, régionaux ou départementaux  (source code du sport)

C’est à l’ANS (Agence nationale du sport) de porter   cette vision partagée

Tout l’enjeu est de faire en sorte que ces 3 services publics se complètent. C’était tout le pari de la nouvelle gouvernance du sport La nouvelle gouvernance du sport (2018) Patrick Bayeux Laurence Lefèvre en mettant autour de la table, l’Etat , le mouvement sportif, les collectivités et le monde économique.  « Au fil des séminaires, c’est une nouvelle vision du sport qui est apparue, celle d’un « bien commun » incitant chacun des acteurs à se mettre au service d’un projet partagé. » page 27

Des acteurs en charge du construire ce bien commun  « L’enjeu d’une nouvelle organisation, consiste donc à trouver la juste place de chacun, y compris des pratiquants pour contribuer à la prospérité de ce bien commun. » page 28 La nouvelle gouvernance du sport (2018) Patrick Bayeux Laurence Lefèvre

Visiblement le message n’a pas été reçu. A notre connaissance aucun débat n’a eu lieu sur le bien commun sur une vision partagée. Un gâchis alors que l’héritage de Paris 2024 réside dans cette nouvelle vision et surtout la capacité des acteurs à la porter collectivement.

Les engagements de Paris 2024

A moins de 3 ans des Jeux à Paris il convient de se rappeler les engagements de Paris 2024  à travers les propos de Tony Estanguet « Notre objectif est d’avoir un impact. Bien sûr ces Jeux seront magiques. Nous ferons tout pour qu’ils soient inédits. Mais cela ne suffit pas, nous voulons utiliser ces années avant les Jeux pour développer la place du sport. L’héritage matériel, les infrastructures, c’est bien, mais ce n’est pas la finalité. La finalité c’est de faire bouger les Français. C’est le facteur humain qui fera la différence. »  «  « Paris 2024 doit laisser un héritage. L’enjeu principal est de développer la place du sport dans le pays. A peu près un français sur deux aujourd’hui qui ne fait pas du tout de sport. » 

Il est grand temps de prendre les mesures qui s’imposent !

Pour aller plus loin sur EPS et Sport

https://www.ozp.fr/spip.php?article25885

L’EPS et le sport, visioconférence de Pierre Parlebas pour l’Observatoire des pratiques en éducation prioritaire (Carep de Créteil), avec la liste de toutes les productions de l’Observatoire depuis 2015

A lire LE SPORT DANS L’ACTE II DU QUINQUENNAT MACRON : UN CASTING DE RÊVE !

 

07-08-2021 Nomination du directeur de l’INSEP pourquoi avoir attendu aprés Tokyo ?

https://patrickbayeux.com/editos/nomination-du-directeur-de-linsep-pourquoi-avoir-attendu-apres-tokyo/

Ce sera un directeur et non une directrice. C’est tout ce qu’on sait pour l’instant. Selon l’équipe, ça se joue entre 2 candidats : Fabien Canu et Hakim Khellaf.  2 judokas.

5 candidats ont été auditionnés fin juin dans un premier temps : Fabien Canu, Catherine Chenevier, Armelle Daam, Hakim Khellaf et Eric Ledos par un jury hors normes de trés haut niveau.

Fabien Canu et Hakim Khellaf sont les 2 candidats en lice   Il ont été auditionnés début juillet. 

Une décision aurait du être prise avant le début des Jeux Olympiques de Tokyo

Une décision qui a été déjà prolongée. En effet l’ arrêté du 14 avril 2021 a prolongé Abdelghani YALOUZ dans ses fonctions du 20 avril 2021 au 15 septembre 2021.
(Arrêté du 14 avril 2021 portant nomination du directeur général de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance par intérim (JO du 18 avril)

L’avis de vacance du poste a été publié au JO du 2 mai

Pourquoi attendre la fin des J0 de Tokyo ?

On peut penser que pour assurer le tuilage avec la nouvelle olympiade, le nouveau directeur de l’INSEP aurait eu sa place aux J0 de tokyo aux cotés des délégations à discuter avec les athlètes et les staffs. 

Quel candidat pour quelle vision ?

Si la décision n’a pas été prise avant les jeux, la raison est simple, au plus haut niveau chacun pousse ses pions.  D’un coté la ministre des sports qui a imposé le directeur général de l’agence sous la présidence de J Castex lui même tombé sous le charme de C Onesta.  De l’autre le ministre des sports, Paris 2024 et  l’entourage du PR.
D’un coté les tenants d’un candidat plus malléable ancien grand champion  français qui fait sa carrière au sein du ministère des sports , de l’autre les tenants d’un candidat porteur d’une vision reposant sur une expérience avérée dans le monde du sport, reconnu dans le milieu sportif qui outre est rompu aux arcanes du fonctionnement de l’Etat et des collectivités territoriales.

Qui gagnera ? on le saura après les jeux !

La compétition est serrée. Et les juges sont nombreux !  Aujourd’hui si le sport est souvent considéré comme non prioritaire au niveau des moyens en revanche tout le monde s’en occupe au plus haut niveau   1 PR, 1 PM, 2 ministres, 1 COJO, 1 DIJOP, 1 président de l’ANS (ou le DG directement … ).

La nomination sera révélatrice de l’ambition pour Paris 2024.

La nomination sera révélatrice de l’ambition pour Paris 2024. Un candidat dans la continuité du modèle actuel ou un candidat inscrit dans le renouveau affirmé par Paris 2024.